Les Beaux Livres. Yan’an Papercuts

Inaugurons une nouvelle rubrique sur ce blog qui devrais en atténuer l’égoïsme, parlons donc un peu de beaux livres ; ça tombe bien ma bibliothèque en est pleine.

« Yan’an Papercuts » est un petit livre Chinois rédigé en anglais de  200 pages dirigé par Jiang Feng, postfacé par Jin Zhilin, édité par « The People’s Fine-Arts Publishing House » vers le début des années 80.

(pour connaitre les titres et les auteurs des découpages laissez votre curseur dessus quelques secondes)

Et c’est une petite merveille qui compile les travaux de 20 artistes pratiquant l’art du Jianzhi, du papier découpé. A l’origine un art populaire pratiqué par les femmes de paysans les jours de repos pour décorer les fenêtres, les murs, les meubles…

Dans les années 80, au moment où le livre est édité, cet art reviens de loin ; de nombreux pratiquant ont été accusés « d’empoisonner les esprits par des idées féodales » dans les années 60-70 (très ironique puisque que dans les années 1935 à 1948 ce fut le support de la propagande anti-Japonaise du partis communiste Chinois ; le Yan’an était alors la base de Mao…) puis il fallut supporter la révolution culturelle où l’activité était tout simplement interdite.

Les thèmes abordés sont très divers, les artistes trouvent leur inspiration dans leur quotidien, les travaux des champs, les animaux mais aussi les contes et les grand classiques de la littérature chinoise (La Pérégrination vers l’Ouest notamment).

La technique au ciseaux impose un trais dur et énergique et une naïveté et une intelligence graphique  typique de l’art brut qu’ont un peu oublié les réalisation les plus récentes, plus réalistes mais aussi plus quelconques (Ah ! réalisme socialiste quand tu nous tient!)

Aujourd’hui le Jianzhi est à nouveau menacé… par l’indifférence, et c’est le même monsieur Jin Zhilin (oui, oui le type de la postface) qui s’en désole aujourd’hui . (lire l’article de « Chine information »)

Les styles des artistes sont très différents les uns des autres et tous on droit à une petite bio en fin d’ouvrage (avec photo s’il vous plaît ! ).

Certains artistes utilisent la symétrie de façon très intelligente pour créer des motifs décoratifs, équilibrer des compositions ou démultiplier un élément.

Les Jianzhi contemporain, que l’on peut voir sur internet, sont plus fins et complexes mais aussi plus impersonnels et stéréotypés.

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A propos Guy

https://lumiereverte.wordpress.com
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Un commentaire pour Les Beaux Livres. Yan’an Papercuts

  1. clement dit :

    un peu de culture oui oui

Les commentaires sont fermés.